• Histoire d'un ancien magicien de la Loire

    On parle ici de choses arrivée il y a de cela plusieurs années. A l'époque l'emploi des sifflets était communs et si on n'aimait pas l'artiste il suffisait d'avoir cette objet dans sa poche et de l'utiliser. Mais attention se faire prendre était à prévoir et la personne pouvait avoir de multiples problèmes.

    Ici c'est un magicien qui s'est rendu dans un théâtre du département de la Loire.

    Dans une salle de spectacle située dans le département de la Loire vers les années 1900

    Il est possible d'être magicien professionnel et si la bonne humeur n'est pas au rendez-vous de se mettre à faire des choses regrettables. Voilà l'histoire d'un ancien magicien mentaliste qui a joué souvent dans un cabaret à Paris et qui disposait d'un programme interactif. Sans lapin ni perroquets, il savait utiliser sa dextérité lors de ces animations pour illusionner son monde. Il alla un jour voir un magicien amateur qui devait faire des apparitions et une lévitation dans un théâtre de la Loire.

    L'artiste mécontent sortit de son rang de fauteuil lors de ce spectacle visuel et se trouvait à peine dans l'allée centrale, qu'un individu qui était le sous-chef de claque se plaça devant lui et d'une voix aussi traînante qu'évidemment agressive lui dit: « Oh ! il siffle et il ose ! ». Oui ce moment inoubliable d'après les affiches ne regorgeait ni d'émotion, ni de poésie et de rêve.

    Sans réfléchir à la perfide provocation cachée sous ces paroles, le magicien dans ce théâtre de la Loire répondit: « Je n'ose pas, allons donc. » Et il reprit le malencontreux sifflet pour s'en servir encore, tout en continuant à se diriger vers la sortie de ce théâtre ou il était venu assister à un spectacle de magie placé sous le signe de la maladresse d'un confrère. Il sifflait car il ne voyait pas la féerie qui aurait être présente et l'aspect comique des grandes illusions était déplorable. La prestation en conclusion ne méritait pas d'être vue, ni même offerte gratuitement pour un anniversaire ou un centre de loisirs de notre époque. Les numéros qui s'étaient enchainés n'offraient aucun incroyable talent contrairement aux artistes de cette époque vu sur une page à visiter.

    Pas digne d'être présent au plus grand cabaret du monde


    L'individu qui l'avait ainsi apostrophé porta la main sur lui, arracha le sifflet qu'il jeta à terre et que le magicien qui assistait en tant que spectateur ramassa immédiatement.

    theatre de la loire


    S‘il n'avait pas bêtement répondu à cette provocation, les choses en seraient très probablement restées là et ce magicien serait rentré chez lui. Il aurait pu le lendemain se promener dans les sentiers des villages avoisinant ou assister de nouveau à une prestation artistique. Un spectacle vivant comme actuellement on peut découvrir dans ce département.

    Mais c'était justement sur la réponse qu'il a faite qu'un autre individu, évidemment de la même bande cria près de lui, en le désignant : « Tenez, le voilà ! c'est celui-là ! ».

     

    Un grand monsieur qui attrape le magicien


    Alors un grand monsieur maigre à quelques centimètres de la sortie, porteur d’un costume à prétentions gommeuses s'empara de cet artiste magicien en disant d'une voix sévère et assez juste : « C'est vous qui sifflez ? Suivez- moi ! ».

    Et le comédien après la prestation le suivit, non pas absolument dans l'intention de lui obéir mais parce qu’il ne pouvait faire autrement attendu qu’il fut pour ainsi dire transporté par lui et son premier agresseur jusque dans un local écarté servant de poste à la police du théâtre. Il était bel et bien arrêté dans un théâtre de la Loire qui n'était pas celui-là (lien), car c'était une époque lointaine, il y a de cela 100 années.

    Une fois là et en compagnie de trois ou quatre adultes qui étaient agents de service et du personnage de la claque qui l'avait aidé à entrer, le monsieur bien mis, mais mal poli se mit à l'interroger en prenant des airs de Jupiter tonnant qui eussent parus fort comiques en toute autre circonstance.

    On ne pense pas qu'il en aurait plus brutalement apostrophé si au lieu d'un inoffensif coup de sifflet, il avait fait usage de ses talents pour faire disparaitre clandestinement les montres et porte-monnaie de quelques spectateurs. Et ceci à l'entrée de cette comédie magique. Ou s'il avait joué sur son émotion pleurant. Le rire tout au contraire aurait aggravé les choses.
     

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